Baromètre #StOpe 2025 sur le sexisme ordinaire au travail
Baromètre #StOpe 2025 sur le sexisme ordinaire au travail (06/05/2025)
Le baromètre 2025 de l’initiative #StOpE, réalisé avec Ipsos, confirme une réalité persistante : malgré les actions engagées ces dernières années, le sexisme reste profondément ancré dans le monde du travail.
S’appuyant sur plus de 131 000 réponses collectées auprès de salarié·es de grandes entreprises, ainsi que sur un échantillon représentatif au niveau national, cette étude offre un éclairage particulièrement solide sur les dynamiques à l’œuvre aujourd’hui .
Si les organisations progressent, notamment en matière de sensibilisation, le décalage entre prise de conscience et transformation concrète des pratiques reste important.
📢 Chiffres clés
Une réalité encore très ancrée
8 femmes sur 10 estiment que les inégalités professionnelles sont encore très importantes.
70 % des femmes ont déjà vécu une situation sexiste ou discriminatoire au travail.
2 femmes sur 3 ont subi des comportements sexistes en réunion.
3 femmes sur 4 sont exposées à des blagues sexistes.
Des impacts directs sur les carrières
Plus de 50 % des femmes estiment être moins payées que leurs collègues masculins à travail égal.
7 femmes sur 10 considèrent que la maternité est un frein à la carrière, tandis que la paternité ne l’est pas.
6 femmes sur 10 adoptent des stratégies d’évitement pour faire face au sexisme.
Un décalage de perception persistant
1 femme sur 2 a déjà entendu des propos remettant en cause la capacité des femmes à diriger ou manager.
Près de 40 % des hommes estiment que l’égalité femmes-hommes peut aujourd’hui discriminer les hommes.
💡 Recommandations
Les actions prioritaires identifiées par les répondant·es du baromètre pour lutter contre le sexisme en entreprise sont les suivantes :
Sanctionner les comportements sexistes
La sanction est identifiée comme la première attente des salarié·es, mais reste encore insuffisamment visible et appliquée.
Porter un engagement clair de la direction
Une prise de position explicite, incarnée par le top management, est essentielle pour instaurer une culture de tolérance zéro face aux comportements sexistes.
Former les managers en priorité
En première ligne, ils doivent être capables d’identifier les situations de sexisme, de recadrer les auteurs et autrices et d’accompagner les victimes.
Former l’ensemble des équipes
Au-delà de la sensibilisation, les salarié·es doivent savoir réagir face à des cas réels : remarques, blagues, interruptions, mise à l’écart, etc.
Structurer les dispositifs internes
Référent·es, procédures et cellules d’écoute doivent être visibles, accessibles et compris de toutes et tous.
🚀 Agir en entreprise
Passer de la prise de conscience à l’action : Comprendre les enjeux est une première étape, mais c’est l’action concrète qui permet de faire évoluer les pratiques.
Outiller les équipes face aux situations du quotidien : Savoir réagir à une remarque, intervenir en tant que témoin ou recadrer une situation est essentiel pour faire bouger les lignes.
Créer un cadre clair et sécurisant : Des règles explicites et partagées permettent de prévenir les comportements et de sécuriser la prise de parole.
S’inscrire dans une démarche continue : Les actions ponctuelles ne suffisent pas : c’est la régularité qui permet un changement durable.
Chez Gloria, nous accompagnons les organisations pour transformer ces constats en actions concrètes, avec des formats pédagogiques, engageants et adaptés aux réalités du terrain.
Dernière mise à jour le 12/05/2025